EXPOSITION AU PIED DES GÉANTES

Odile Santi Haut fourneau n°4 d’Arcelor Mittal – Dunkerque Aquarelle et crayon de couleur.
Artiste Invitée : Odile Santi
Exposition du mercredi 23 septembre au vendredi 27 novembre 2026
Vernissage le samedi 26 septembre 2026 à 18h30 / Entrée libre
Performance de l’artiste : Sanjay Khyapa
En présence des l’artistes.
Restitution de la résidence (juillet / Août 2026)
Territoire de Dunkerque et de Bourbourg)
En partenariat avec le Centre Interprétation Art et Culture CIAC de Bourbourg.
Près de 700 établissements industriels structurent le territoire dunkerquois et s’étendent à perte de vue, dessinant un paysage singulier. Ces usines et infrastructures, par leur gigantisme, exercent un puissant pouvoir d’attraction visuelle. Jeux de tubes et de tuyauteries, enchevêtrements de passerelles, cheminées dressées vers le ciel, torchères incandescentes, fumées et fumerolles, sup er tankers, grues et pylônes composent un décor à la fois spectaculaire et énigmatique.
L’immensité de ces infrastructures semble reléguer l’humain au second plan ; pourtant, sa présence est partout suggérée, inscrite dans l’architecture même de ces constructions titanesques. À rebours de l’image d’un univers strictement minéral et technique, la nature s’y infiltre, s’y adapte et parfois s’y impose révélant des formes de cohabitation inattendues.
Cette résidence artistique propose d’explorer graphiquement cette coexistence à travers un jeu d’échelles et une confrontation de médiums : carnets de croquis sur le vif, dessins, peintures et gravures, en petits comme en très grands formats. L’alternance entre l’intime et le monumental permettra d’interroger notre perception de ces « géantes » industrielles, leur démesure ; les formats plus réduits inviteront à l’observation minutieuse, à la captation d’un détail, d’une atmosphère, d’une présence fugace.
Le projet cherchera également à rendre visibles celles et ceux qui vivent et travaillent aux abords de ces complexes. Des portraits dessinés, nourris de rencontres et de témoignages, viendront inscrire l’humain dans ce paysage qui semble parfois déserté.
Il ne s’agira pas de porter un jugement, ni de dénoncer ni d’idéaliser, mais d’interroger la force plastique et symbolique de ces territoires façonnés par l’homme. À travers le regard artistique, ces espaces industriels deviendront des sujets d’étude, de contemplation et de réflexion, invitant à reconsidérer la manière dont nous percevons et co-habitons avec ces paysages contemporains.
Odile Santi
